mercredi 21 mai
La chambre verte
"Qu'est-ce que le tombeau ? - Le vestiaire où l'âme,
Au sortir du théâtre et son rôle joué,
Dépose ses habits d'enfant, d'homme ou de femme,
Comme un masque qui rend un costume loué !"
Th. Gauthier
Truffaut sinistre, fou et méchant
Truffaut au cimetière des quatres natiooons !
Ahhhhh ! Françoooois, j'ai marché dans tes paaaaaas !
Comme tu le devines, j'ai enfin mis la main sur La chambre verte en version originale sous-titrée portugais. Merci Julien! Comme je l'avais lu quelque part, François est effectivement venu en notre bonne jeune ville de carton pâte. Ce n'est pas une, mais quatre scènes dont a été honoré le cimetière des Quatre Nations...
La Chambre verte, adapté d'après L'autel des morts d'Henry James, est un film sur la mort et sur le souvenir des morts. Et c'est vraiment le Truffaut le plus glauque que je connaisse !
Le film s'ouvre sur la veillée mortuaire d'une jeune femme blonde, l'épouse de Gérard Mazet (Jean-Pierre Moulin), un ami de Julien (Truffaut). Gérard, éperdu de douleur, étreint une dernière fois le corps de sa bien aimée. Julien, ayant lui-même connu la même peine, tente de l'apaiser à sa façon:
"J’ai décidé que si pour les autres elle était morte, pour moi elle serait toujours vivante. Ne pensez pas que vous l’avez perdu, pensez plutôt que maintenant vous ne pouvez plus la perdre ! Vous verrez que les morts nous appartiennent si nous acceptons de leur appartenir. Croyez-moi Gérard, nos morts peuvent continuez à vivre !"
Quelques mois plus tard, Julien apprends que Gérard est déjà remarié. Il ne conçoit pas comment son ami a pu remplacer "celle qui lui avait consacré sa vie comme on remplace une domestique".
Lui-même hanté par la mort de sa femme, survenue peu après leur mariage, Julien a aménagé dans sa maison - qu'il partage avec sa vieille gouvernante et un enfant muet ou un peu gueugueule je ne saurai dire - une chambre entièrement vouée au culte de sa défunte. Rédacteur au "Globe", il est aussi devenu un spécialiste des notices nécrologiques. Un jour, on lui demande de rédiger celle du ministre Massigny qu'il s'emploie à bâcler:
"Il a été l’ami de mon adolescence et de toute ma jeunesse, et puis il m’a trahi. Il a détruis la confiance que j’avais dans la vie, il m’a apprit la suspicion."
Toujours à l'affut des biens ayant pu appartenir à sa femme, Julien fait la connaissance de Cécilia (Nathalie Baye), l'assistante d'un commissaire-priseur, qui l'aide à retrouver une bague.
Un jour d'orage, la chambre de Julie prend feu. Julien n'en peut sauver que quelques reliques. Un soir qu'il reste enfermé dans le cimetière des Quatre Nations - je suis d'accord, c'est loose qu'il ferme à 18h - il lui vient à l'idée d'installer un autel de flammes où Julie brillerait de tout son éclat.
Il obtient par la suite le droit de restaurer une chapelle abandonnée, et demande à Cécilia de s'associer à lui dans cette tâche:
"Cécilia, acceptez vous de devenir la gardienne de ce temple avec moi, d’en partager les droits et les devoirs ? [...] Ce que je voudrais, c’est que mes morts deviennent les votre, et qu’en retour, les votre deviennent les miens."
Julien a trouvé sa vestale :
" - C’est vous que j’ai choisis pour achever la figure. Elle ne pourra être achevée que lorsque le dernier cierge sera allumé. Je souhaite que ce soit vous qui l’allumiez.
- Mais lequel ?
- Le miens Cécilia, lorsqu’il sera temps."
Lorsqu'au jour où Julien vient chez elle et découvre, horrifié, qu'elle a été la maîtresse de Massigny:
"- Mais qu’est-ce qu’il y a ? Vous partez ?
- Je n’aurai pas du venir ici. En franchissant cette porte j’ai tout gâché."
Quelques temps plus tard, Julien et Cécilia se retrouvent par hasard dans la chapelle. Malgré les suppliques de Cécilia, Julien ne veut se résoudre a allumer un cierge pour Massigny. Aussi lui crie t-il :
"Ne sont à moi dans la mort que ceux qui étaient à moi dans la vie ! "
Puis court s'enfermer chez lui et commence à se laisser mourir.
Cécilia lui écrit :
"Vous refusez de me parler, accepterez-vous de me lire ? Je vous écris aujourd’hui des choses que je n’ai jamais osé vous dire parce que vous êtes imprévisible et que parfois vos réactions me font peur. Comme vous, je sais qu’il n’est pas facile de vivre avec les vivants, c’est plus simple avec les morts. Ce que vous n’avez pas compris et je me décide à vous dire, c’est que je vous aime, mais je sais que pour être aimé de vous il me faudrait être morte."
Épuisé, il la rejoint dans la chapelle où brûlent les cierges devant des photographies des amis disparus. Il meurt dans ses bras.
dimanche 30 mars
Crép*scules
Bientôt en DIVIDI...
Vous savez quoi ? J'aurai plein de trucs à te dire, mais je ne les dirai pas. Sauf un : Crép*scules, c'est bientôt en DVD ! Quoi ? C'est quoi cette tête ? Tu te souviens plus ce que c'est Crép*scules ? Ah, ok, tu te fou de moi ! Ouf...
...ça donne envie de le voir hein ? ahem... :-) Bon, aller, j'te laisse en bonne compagnie. Ludwig van' si ça te dit :
mardi 26 février
Quoi ?
Oscar ne rime pas avec Cotillard...
QUOI ? Marion Cotillard a un Oscar ? Nan, mais n'importe quoi ! Attendez, faut pas déconner ! Tout ça parce que ce film à fait un max d'entrées aux US... Quelle triste époque.
Ben pour la peine, voilà Simone qui te dit bonjour. Au bûcher la Cotillard ! Au bûcher ! :






















