dimanche 17 août
Valognes
Bellâtre city
samedi 17 mai
Outre-tombe...
François-René ou François tout court ?
J’étais dans je ne sais quelle forêt
paisible et verdoyante. On m'avait donné un cheval assez vif. Je testais le
caractère de l'animal en lui ordonnant quelques galops entrecoupés d’arrêts. Le bestiau répondait assez bien, mais je le troquais bientôt pour « Djerba saint Aubin »,
ma jument favorite lorsque je prenais des cours d’équitation. Alors, je galope
agréablement sur son dos dans les sentiers, entre les arbres, sur les plaines... Soudain, j’arrive devant une mer
scintillante. Il fait déjà nuit, je ne m’en étais pas rendu compte. Je tombe
sur une bande de sordides soulards qui tentent de me retarder. Je ne me
souviens pas de leurs paroles, mais je les sème rapidement. Je descends de mon
cheval, et marche un moment à ses côtés pour le reposer. Lorsque soudain, il
tombe d’épuisement…
* *
*
V'là le rêve. Charmant ! Est-ce la faute à mon gros cul au gros Kinta' avec qui j'ai parlé de mes vacances sur le quais de la gare ou de cet échevelé de Chateaubriand duquel je lisais, l'après midi même les mémoires ?
Présentation à Versailles - Chasse avec le roi [extrait]
Je présentai mon billet aux piqueurs. On m'avait destiné une jument appelée l'Heureuse, bête légère, mais sans bouche, ombrageuse et pleine de caprices ; assez vive image de ma fortune, qui chauvit sans cesse des oreilles. Le Roi mis en selle partit ; la chasse le suivit, prenant diverses routes. Je restais derrière à me débattre avec l’Heureuse qui ne voulait pas se laisser enfourcher par son nouveau maître ; je finis cependant Le Roi mis en selle partit ; la chasse le suivit, prenant diverses routes. Je restai derrière à me débattre avec l'Heureuse, qui ne voulait pas se laisser enfourcher par son nouveau maître ; je finis cependant par m'élancer sur son dos : la chasse était déjà loin. Je maîtrisai d'abord assez bien l'Heureuse ; forcée de raccourcir son galop, elle baissait le cou, secouait le mors blanchi d'écume, s'avançait de travers à petits bonds ; mais lorsqu'elle approcha du lieu de l'action, il n'y eut plus moyen de la retenir. Elle allonge le chanfrein, m'abat la main sur le garrot, vient au grand galop donner dans une troupe de chasseurs, écartant tout sur son passage, ne s'arrêtant qu'au heurt du cheval d'une femme qu'elle faillit culbuter, au milieu des éclats de rire des uns, des cris de frayeur des autres. Je fais aujourd'hui d'inutiles efforts pour me rappeler le nom de cette femme, qui reçut poliment mes excuses. Il ne fut plus question que de l'aventure du débutant. Je n'étais pas au bout de mes épreuves. Environ une demi-heure après ma déconvenue, je chevauchais dans une longue percée à travers des parties de bois désertes ; un pavillon s'élevait au bout : voilà que je me mis à songer à ces palais répandus dans les forêts de la couronne, en souvenir de l'origine des rois chevelus et de leurs mystérieux plaisirs : un coup de fusil part ; l'Heureuse tourne court, brosse tête baissée dans le fourré et me porte juste à l'endroit où le chevreuil venait d'être abattu : le Roi paraît. Je me souvins alors, mais trop tard, des injonctions du duc de Coigny : la maudite l'Heureuse avait tout fait. Je saute à terre, d'une main poussant en arrière ma cavale de l'autre tenant mon chapeau bas. Le Roi regarde, et ne voit qu'un débutant arrivé avant lui aux fus de la bête ; il avait besoin de parler ; au lieu de s'emporter, il me dit avec un ton de bonhomie et un gros rire : " Il n'a pas tenu longtemps. " C'est le seul mot que j'aie jamais obtenu de Louis XVI.
François-René par Girodet
lundi 14 avril
Rêve de flotte !
"Nous sommes sur une barque. J’observe ton reflet, afin d’éviter
de te dévisager, sur le lac où nous dérivons. Pendant un certain temps, et tout
à mon aise puisque tu n’y prête pas la moindre attention.
Soudain, un vertige. Le fond de l’eau m’attire et je ne peux
résister à cette attraction qui m’appelle. Je me penche de plus en plus. Ton
reflet onduleux grimace parmi les ondes. Bientôt, mon corps est emporté par
dessus bord. Et toi, sur la barque, tu ne t’aperçois pas que je ne suis plus là.
Je porte une longue et vaporeuse robe blanche dont les
épaisseurs successives de tissus se gorgent d’eau. J’ai beau lutter pour m’en
extraire, l’eau s’y engouffre, le poids m’entraîne, je coule. Noir.
J’entend une voix : « Ouvre les yeux… Respire ! ». C’est ta voix. « N’est pas
peur, je ne te veux pas de mal ». A cet instant, une main saisit la mienne
« Viens par ici ». Je me retrouve face à toi, et, venant tout juste d’ouvrir les
yeux, j’ai heurté, freinée par les eaux, lentement ton visage.
_ Avant que nous partions, levez la tête. Que voyez-vous à la
surface ?
_ Ce que je vois ? Une barque, du moins j’en devine aisément la
coque…
_ Décalez-vous encore un peu… Que voyez-vous cette fois ?
_ Dans la barque, il y a deux jeunes gens; un jeune homme vêtu
de sombre et une jeune fille avec une longue robe toute blanche.
_ Et, comment sont-ils ? Je veux dire, regardez leurs
attitudes.
_ Oh… Ils ont l’air si tristes ! Ils s’observent fixement… On
dirait aussi qu’ils se parlent, mais leurs lèvres restent immobiles. Des larmes
coulent sur leurs visages... Mais que leur arrive t-il ?
_ Maintenant il faut partir. Laisse moi t’emmener. Tu es
légère…
_ Est-ce loin où nous allons ?
_Quelques heures, quelques semaines, quelques mois, quelques
années peut-être même… Qu’importe.
_ Et, qui êtes-vous donc ?
_ Je suis le reflet de vos songes." Flou, dislocation du décor, éveil. C'était le 20 novembre 2004, à Paris. Photo floutée et assombrie de Crépuscules un peu "fin de rêve" Viens boire
la tasse avec moi !
Ou récit d'un vieux rêve bizarre.













